La France y reste !
Une petite victoire et de grands espoirs
Après la victoire de la paire Tsonga / Llodra en double samedi, la France a viré en tête de cette rencontre de barrage… Il ne manque plus qu’un point à glaner au groupe de Guy Forget pour rester dans le groupe mondial de Coupe Davis et c’est Jo qui rentre en premier sur le court face à De Bakker, tombeur vendredi de Gaël Monfils.
Dès le début on sent que Jo est tendu, concentré mais déjà dans son match. Les grands rendez-vous, il connaît. Efficace au service, imposant du fond du court, le tigre dicte l’échange. Les deux joueurs sont solides sur leurs mises en jeux et se neutralisent parfaitement dans une véritable arène chauffée à blanc. Poussé par son public comme si le l’avenir du gouda en dépendait, De Bakker n’hésite plus à monter à la volée pour écourter les échanges et forcer Jo à la faute. Une tactique payante puisqu’elle va lui permettre de breaker à trois partout. Mais comme d’habitude, dos au mur en fin de set, Jo lâche enfin tout et recolle pour s’offrir un jeu décisif. Un tie-break que Jo contrôle de bout en bout pour remporter cette première manche 7/6.
Sur sa lancée de fin de set, le tigre sort enfin les griffes. Il frappe toutes les balles avec le relâchement naturel qu’on aime le voir déployer. Il redevient solide en fond de court, claque à nouveau des aces au-delà des 200km/h et reprend les commandes du jeu. C’est le patron ! Un patron qui va prendre deux fois le service de son adversaire dans un set facilement remporter 6/2… Pas de quoi en faire un fromage.
En début de troisième manche, on sent que De Bakker tente de se reconcentrer sur ses jeux de services alors que Jo semble avoir besoin de récupérer un peu. Quoi de plus normal quand on a déjà joué deux matches sous haute tension en deux jours. Le public se réveille à nouveau et transforme les tribunes en gradins de féria. Ce n’est pas tout à fait à notre avantage, mais c’est somptueux à voir. Jo se dérègle totalement et perd sa mise en jeu rapidement. Un set que le néerlandais remporte finalement sans véritablement forcer, 6/3. Du côté français, on commence à s’inquiéter. Un match décisif serait une véritable partie de poker et même si on sait que Gaël adore y jouer, on préfèrerait éviter de tenter le diable.
Le néerlandais est désormais en totale confiance. Le public est debout sur chaque point remporté par son joueur. Jo, tête rentré entre les épaules tente de ne pas craquer pour rester devant dans ce set. En pleine réussite, De Bakker nous sort des coups à couper le souffle, surtout celui du français ! Il a désormais atteint un niveau bien plus élevé que son classement alors que le tigre, tendu, moins percutant, sur la pointe des pieds, rate des coups inhabituels. On assiste à un combat surréaliste qui provoque une vague de poussé de cheveux blancs dans le camp français et c’est finalement au tie-break, une fois de plus, que tout va se jouer. Très vite, à 5/2 pour Jo avec deux services à suivre, on pense tous que c’est plié… Tous, sauf un groupe d’irréductibles hollandais qui poussent un De Bakker survolté à sortir deux coups magistraux pour effacer ces deux mini-breaks de retard. A ce moment là Jo voit orange et c’est jamais bon signe pour ses adversaire. Il plante alors un énorme retour pour conclure le match et permettre à la France de rester dans le groupe mondial pour la saison prochaine !
Une victoire obtenue dans la douleur pour le groupe de Guy Forget qui a sans doute beaucoup appris lors de ce week-end sous pression. Une équipe jeune, pleine de talents, d’ambitions et qui s’est montrée plus solidaire et solide que jamais dans l’inadvertance et l’incertitude de ce match de barrage qui a tenue toutes se spromesses jusqu’au dernier point… De bon augure pour l’année prochaine !
SV




dim 20 sept 2009
Coupe Davis