Coupe Davis… Coupe en carton?
jeu 24 sept 2009
Faut-il réformer la Coupe Davis?
Et voilà, le tirage au sort de la coupe Davis de la saison prochaine est fait ! Au programme des réjouissances, un splendide Espagne / Suisse… dès le premier tour ! Egalement en vu, France / Allemagne et un non moins prestigieux Serbie / Etats-Unis. Nous devrions sans doute nous réjouir de telles batailles mais en fait rien de pire n’eût pu arriver, ou presque !
Premièrement parce que les chocs Nadal / Federer, Djokovic / Roddick et Tsonga / Hass n’auront sans doute pas lieu. Les premiers tours de la Coupe Davis ne sont pas un objectif pour eux. Ils ne s’intéressent à cette épreuve qu’au stade des demies et c’est normal, il y a tellement d’autres tournois important au même moment. A leur niveau on ne peut pas se permettre de venir jouer des matches au meilleur des cinq sets sur un week-end. C’est absurde de leur demander de faire cet effort.
Deuxièmement parce que si tous les « gros » se rencontrent dès le début, quel est l’intérêt de la suite de la compétition ? Après le premier tour, on sait presque déjà qui va l’emporter. Se pose alors la vraie question de l’organisation de la Coupe Davis…
Toute l’année sur le circuit ATP, des individualités s’opposent, s’affrontent, quels que soient leurs pays d’origine, mais pour la Coupe Davis, ces mêmes individualités deviennent un collectif ! Un collectif qui se rassemble sous les couleurs d’un seul et même drapeau, d’une seule et même nation pour faire vibrer un seul et même peuple, d’une seule et même voix ! Des solutions existent bien pour redonner tout son éclat au saladier d’argent : ne jouer la Coupe Davis qu’une fois tous les deux ou quatre ans ; instaurer des têtes de série en fonction des classements ATP pour s’assurer que les meilleurs ne s’affrontent pas dès le premier tour ; jouer la coupe sur deux ou trois semaines comme une véritable Coupe du Monde, parce que c’est bien ce que c’est !
Mais la Fédération Internationale semble préférer conserver ses droits télé plutôt que de redonner sa vraie valeur et toute son histoire à cette magnifique épreuve rendue célèbre par René Lacoste et ses Mousquetaires… En passionné de tennis, je dois bien l’avouer : je trouve bien triste d’imaginer que les plus belles heures de cette magnifique épopée fraternelle soient sans doute… derrière nous.
SV




Ton analyse est pertinente en un sens mais l’essence de ce sport se focalise sur l’individualité.
Ce qui est paradoxal car regrettable pour les uns (Federer ne remportera probablement jamais ce titre) et une mine pour les autres (les espagnols hormis Nadal se contente généralement des places d’honneur).