Paris tête basse…
Cette semaine a un goût particulier, comme une saveur de revanche, comme une allure d’inconnu, de surprise et pour cause, les leaders du championnat nous ont fait le coup de la panne ! Lyon chute, à domicile, 2-0 contre Sochaux, Bordeaux perd 1-0 à Auxerre… Seul Marseille sauve les meubles et met un terme à une série noire de trois défaites de rang, toutes compétitions confondues, en s’imposant 3-0 contre Nancy. Résultat, Lyon reste en tête de la Ligue 1 mais à égalité de points avec… Montpellier ! Enfin, pour le dernier match de cette 9ème journée, Paris se déplace à Toulouse, fief de Gignac, en espérant mettre un terme à une trop longue série de cinq matches sans victoire.
Paris presse !
Depuis déjà quelques journées, cinq pour être exact, comme le nombre de matches sans victoire, Paris débute sans Hoarau ni Erding, le duo offensif qu’on a encore que trop peu vu s’exprimer sur le terrain. Sur une pelouse dans un état absolument lamentable (il est d’ailleurs scandaleux de voir ça en Ligue 1), les parisiens prennent les choses en mains. Ils pressent une équipe de Toulouse timide, renfermée sur elle-même, imprécise. Les joueurs de Kombouaré récupèrent le ballon prêt de leur ligne de milieu de terrain et c’est d’ailleurs eux qui se créent les occasions les plus franches. Le jeu est clairement à leur avantage dans cette première période. Ils construisent, ils avancent, mais l’attaque reste terriblement stérile. Sans son duo vedette, Paris n’inquiètent finalement jamais le portier toulousain. Seule véritable occasion de ces 45 premières minutes, sur un coup franc à la 42ème, Luyindula manque de tromper la vigilance de Pelé en détournant le ballon de la tête… Paris presse, mais Paris stress !
Le côté obscure…
Dès le retour des vestiaires, Toulouse affiche clairement de nouvelles intentions. Leur pressing est plus intense, plus haut. Les parisiens ne reculent pas mais les coéquipiers de Gignac avancent. Ce match devient une véritable bataille de milieu de terrain et l’absence de Makélélé se fait terriblement pour les joueurs de Kombouaré. Désormais, ils sont en danger. Toulouse joue mieux, Toulouse joue bien ! Des schémas de jeu se mettent en place. Les attaques et contre-attaques se font plus incisives, plus nettes, plus fluides. Et à la 74ème minute, Albin Ebondso se trouve à la conclusion d’un joli mouvement collectif et ouvre le score d’un plat du pied qui ne laisse aucune chance à Coupet, pris à contre-pied. Cette fois-ci, les parisiens ne sont plus seulement tenus en échec, ils sont défaits. Les têtes sont basses, l’équipe recule. Ce groupe est touché. Même en jouant bien, même en étant sérieux dans ses relances, il n’arrive pas à marquer, il n’arrive pas à se relâcher, il n’arrive pas a prendre la mesure de ses adversaire et ça devient extrêmement inquiétant pour la suite de cette saison. Comme pour provoquer un électrochoc, Antoine Kombouaré effectue un double changement en faisant rentrer le jeune Sankharé et Guillaume Hoarau. Si le premier va nous gratifier d’une superbe frappe cadrée de l’extérieur surface qui oblige Pelé à détourner en corner, pour le second, c’est le coup dur, la poisse, la guigne… Tout juste remis de sa blessure, l’attaquant dont l’équipe de la capitale a tant besoin, se blesse à nouveau à la 85ème… entorse du genou droit ! On devrait vite savoir, après des examens complémentaires combien de temps il sera tenu éloigné des terrains. Mais ce qui est déjà sûr c’est que le duo Erding Hoarau ne sera pas en ordre de match pour la terrible et très attendue confrontation contre Marseille la semaine prochaine… Sans une réaction forte, Paris pourrait bien sombrer une seconde fois au Vélodrome et s’enfoncer du même coup dans le centre mou du classement de Ligue 1.
SV




lun 19 oct 2009
Football