Le roi Lyon !
Plus qu’un match, « The match ! » Celui qu’on attend en trépignant, en stressant, en espérant, en priant… Le match qui va enfin nous dire si Lyon est un Grand, Grand, Grand d’Europe ! On ne peut pas espérer un jour remporter le titre le plus convoité des clubs, sans faire enfin tomber les noms les plus légendaires. On ne peut pas un jour être craint des entraîneurs les plus mythiques, sans leur donner de maux de tête… Alors ce troisième match de poule de Lyon face à Liverpool, en terre d’Anfield Road et plus, bien plus qu’une simple rencontre !
Ca passe à côté…
C’est tout d’abord une étrange sensation qui nous envahit à l’entrée des joueurs dans l’arène. Alors qu’on attendait une ambiance de feu, alors qu’on ne pensait entendre que les supporters anglais à la fin du célèbre et fantastique « You’re never walk alone », la première surprise vient des tribunes où les lyonnais font déjà plus de bruit. Ils sont plus agités, ils imposent leur joie, leur envie. Ils soulèvent l’antre de Liverpool pour embarquer leurs joueurs jusqu’aux sommets !
Sur le terrain, les joueurs de Claude Puel, prennent aussi les choses en main et se procurent les premières occasions. Dès la 10ème minute, c’est Lisandro qui bute sur le portier anglais alors que l’action était parfaite ! Le match est enlevé, agréable. On va rapidement d’un but à l’autre. Le combat se passe surtout en milieu de terrain et les lyonnais y sont solides. Ils font un match sérieux, même si Kuyt s’offre une belle occasion, et même un but, refusé pour hors jeu à la 16ème minute. La première grande sensation de cette première période vient de d’un choc, de titans, entre Cris et Kuyt : sur un accrochage, le lyonnais trébuche et prend le genou de l’anglais en pleine tempe. Un choc violent ! Cris reste sonné mais se relève et tente de reprendre le jeu mais on le sent sérieusement touché, dans les étoiles, mais pas les bonnes. C’est d’ailleurs sur une récupération de balle manquée à la 41ème minute, que Benayoun ouvre le score pour Liverpool… sur le moment, on a comme un sentiment de désespérance, comme si Lyon venait de perdre la tête. Cette équipe qui a dominé les débats, des tribunes au terrain est finalement menée au tableau d’affichage alors que l’un de ces emblèmes est à terre. Cris le cri comme il peut « Je ne me rappelle plus de rien ». Le choc a été plus sévère que nous le pensions. Le défenseur central, le gendarme de l’équipe lyonnaise, est KO debout ! Il quitte le terrain, remplacé par le tout jeune Gonalons. A 19 ans, il vit là son tout premier match avec les pros… et quel match !
Lyon sort les crocs !
A la mi-temps les nouvelles de Cris sont rassurantes et les joueurs sont plus que motivés que jamais pour repartir d’Angleterre avec un autre résultat… Pour eux, pour la France, pour Lyon, pour Cris ! Les supporters lyonnais donnent de plus en plus de voix dans les tribunes. La Marseillaise résonne pleinement au sein d’Anfield. C’est magique, fou, poignant, hors d’espérance. Après un début de seconde période poussif, sous l’emprise ferme de Liverpool, où l’on a plus été proche d’un deuxième but anglais que d’une égalisation française, les joueurs de Claude Puel reprennent les choses en main. Ils poussent à nouveau. Comme son « maître », le jeune défenseur central Gonalons monte souvent vers l’avant et se procure une belle occasion sur un coup franc de Pjanic, mais ça ne veut toujours pas rentrer. Vous avez dit toujours pas ? Oui mais impossible n’est pas lyonnais et sur un corner de Kallstrom à la 72ème, Reina dégage du poing sur Toulalan qui reprend en pivot. Le portier ibérique réalise un premier exploit puis un second sur une reprise à bout portant de Makoun, le ballon revient sur Gonalons qui marque d’une tête plongeante ! C’est son premier match pro ! C’est un match de Ligue des Champions ! C’est contre Liverpool, à Liverpool, et il marque son premier but ! C’est une folie pour ce jeune et prometteur joueur rentré en raison de la blessure de Cris et qui offre l’égalisation à son équipe. Dès lors, on ne tient plus les lyonnais. On y croit, on en crie ! Les anglais sont à leur tour sonnés. Ils voient rouge, un comble pour les reds ! On entre alors dans les arrêts de jeu et on se dit que ce nul est un excellent résultat pour cette équipe au grand cœur, mais c’est sans compter sur leur abnégation. A la 91ème minute, superbe action lyonnaise avec un décalage de Pjanic pour Govou dans la surface qui centre fort devant le but. Gomis se jette mais il lui manque encore quelques centimètres, Delgado surgit alors pour marquer du droit sur son premier ballon ! L’incroyable, l’inimaginable, le surréaliste se produit : Lyon fait tomber Liverpool, l’un des plus grands d’Europe, sur ses terres. Plus soudée que jamais, plus volontaire que jamais, plus réaliste que jamais, plus mûre que jamais, cette équipe s’impose dans un stade aux échos plus français que jamais pour rentrer, plus que jamais, dans la cours des Grands d’Europe !
SV
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mer 21 oct 2009
Divers, Ligue des Champions