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L’équipe de France a un style !

dim 11 oct 2009

Equipe de France

1_c1f93d4dc88fcd836193b892c27c67b3_475On a tous des tas de raisons d’attendre ce match avec la plus grande des impatiences. Déjà parce que si la France gagne et que dans le même temps la Serbie perd ou fait match nul contre la Roumanie, nous avons encore une chance de nous qualifier directement pour la phase finale de Coupe du Monde. D’autre part parce que nous étions restés sur une excellente impression contre la Serbie qui nous laissait entrevoir que de l’équipe de France avait entamé un profond changement, qu’il était entrain de se passer quelque chose dans ce groupe que nous n’avions plus ressenti depuis fort fort longtemps. Enfin parce qu’avec Ribéry, Gourcuff et Abidal sur le banc, nous étions curieux de voir ce que cette équipe là pouvait bien délivrer comme football sans trois de ses cadres habituels… Alors voyons !

Comme une envie de bien faire le travail…

Le début de match de cette équipe de France au nouveau visage, mais non moins glorieux, est propret, sans bavure, sérieux, précis, on pourrait presque dire studieux ou de bon élève. Le rythme fluide mais lent, ça ne décolle pas vraiment, ça ne soulève pas les cœurs, on s’ennuie presque devant tant de sagesse. On a l’impression d’une leçon tactique alors que nous préfèrerions une leçon de folie efficace. Mais malgré tout, les poteaux adverses vont sonner deux fois : d’abord par Toulalan à la 11ème minute puis par Govou à la 24ème. Jamais deux sans trois ? Raté ! A la 34ème minute, c’est Gignac qui fait enfin trembler les filets pour ouvrir la marque sur une frappe qui a comme un air de déjà vu ! Ca y est, la machine est lancée et dans la foulé, le toulousain récidive sur une superbe frappe croisée sur laquelle le portier des Iles Féroés ne peut absolument rien faire. A la 39ème minute la France mène 2/0 et on respire enfin ! On espère. Le jeu se débride, les visages s’ouvrent, les joueurs se détendent et Domenech sourit. Dans les tribunes guingampaises, ça tourne à la kermesse avant la pause !

Un visage se dessine !

En seconde période, la France est clairement relâchée et fait le spectacle. Le sélectionneur fait rentrer Benzema, Malouda et Sissoko qui va vivre ses trente premières minutes en bleu. L’équipe impose sa supériorité technique, elle s’amuse et JOUE au ballon. Le match est véritablement devenu une démonstration. C’est de plus en plus agréable à regarder. La France répète ses gammes. Ca va beaucoup trop vite pour les joueurs adverses et même pour l’arbitre qui devra se faire remplacer sur… blessure ! Un style de jeu commence clairement à se dessiner. On retrouve comme un parfum d’en temps sur chaque attaque, voilà qui donne du baume au cœur ! De son côté, Gallas, très efficace en Angleterre avec Arsenal, y va aussi de sa touche personnelle et marque à la 53ème de la tête. Un but, comme souvent peu académique, mais c’est bien dedans et c’est ce qui compte ! Au milieu de terrain, s’il y a un joueur qui se fait remarquer, c’est bien Lassana Diarra. Comme souvent avec lui, c’est la mine pour ses adversaires. Qui s’y frotte, s’y pique et s’y pique fort ! Le jeu de l’équipe de France part souvent de là : une récupération musclé de Lass (comme on le surnomme au Real de Madrid) et une composition offensive qui prend la relève devant pour aller conclure. C’est justement sur un schéma comme celui-ci que Nicolas Anelka va marquer à la 86ème minute et Karim Benzema à la 88ème. La France termine donc son match sur un éclatant 5/0, ce qui n’était plus arrivé aux Féroés depuis presque une éternité et c’était d’ailleurs, contre la France ! Une splendide soirée pendant laquelle on a vu une équipe sérieuse, envieuse, qui se trouve un style et se forme une âme. Les joueurs ont pris du plaisir sur le terrain et ça s’est vu ! Il y a eu beaucoup d’échange avec les tribunes, avec un fabuleux public qui a eu à cœur de communiquer avec SON équipe de France. Une équipe qui monte en puissance, peut-être un peu tard mais mieux vaut toujours tard que jamais.

Et maintenant ?

Et maintenant les bleus vont jouer un match pour du beurre mercredi contre l’Autriche au Stade de France. Un véritable casse-tête pour Domenech qui va devoir choisir entre faire tourner son effectif pour le préserver au risque de casser la dynamique ou au contraire, tout faire pour la préserver au risque de fatiguer ses joueurs qui vont enchaîner les matches avant de jouer les deux matches de barrage (puisque la Serbie s’est imposée contre la Roumanie et a validé son ticket pour les mondiaux) les 10 et 14 novembre. A ce sujet, le tirage au sort aura lieu le 19 octobre et dans la configuration actuelle des groupes, la France pourrait bien rencontrer la Bosnie, l’Irlande, la Slovénie ou… l’Ukraine. L’Afrique du Sud est encore bien loin… Mais à la vue du match de ce soir, on y croit plus que jamais !

SV



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